ATTITUDES

Les corps sont nus, noirs, lisses.

Certains s’étirent à l’infini, élastiques, emportés par un élan qui les libère de leur pesanteur.

D’autres sont statiques, lovés, parfois recroquevillés.

Les membres s’enchevêtrent dans des postures, des contorsions si profondes que les frontières du corps

volent en éclats. Où commencent-ils, où cessent-ils ?

Corps nus, visages tus, tissent un monde secret où perce une douleur muette et contenue.

Maral